10 décembre
L’abbé
témoignera à tous une égale charité…
(Règle de Saint Benoît 2,22)
(Règle de Saint Benoît 2,22)
La
Règle de Saint Benoît…
RB 57,1-9 (Les artisans du monastère)
¹S'il y a des artisans dans le monastère, ils exerceront leur métier en
toute humilité, à la condition que l'abbé le leur permette. ²Si l'un d'eux
venait à s'enorgueillir de ce qu'il sait faire, se persuadant qu'il apporte
quelque profit au monastère, ³on lui interdira l'exercice de son métier et il
ne s'en occupera plus, à moins qu'il ne se soit humilié et que l'abbé ne lui
ait commandé d'y retourner. ⁴Si l'on doit vendre des ouvrages de ces artisans,
ceux qui feront la transaction se garderont bien de commettre aucune fraude. ⁵Ils se souviendront toujours d'Ananie et de Saphire, de peur que la mort que
ceux-ci subirent dans leur corps, ils ne la subissent dans leur âme, ⁶eux et
tous ceux qui commettraient de la fraude au sujet des biens du monastère. ⁷Pour ce qui concerne les prix, on verra à ce que l'avarice ne s'y glisse pas. ⁸Au contraire, on vendra un peu moins cher que les séculiers, ⁹« afin
qu'en tout Dieu soit glorifié. »
…
pour chaque jour
La sagesse du scribe s’acquiert à la faveur du loisir ; pour
devenir sage, il faut avoir peu d’affaires à mener. Comment deviendrait-il
sage, celui qui tient la charrue, qui met sa fierté à manier l’aiguillon comme
une lance, qui mène ses bœufs, s’absorbe dans leurs travaux et ne parle que de
son bétail ? Il met son cœur à tracer des sillons et passe ses nuits à
donner du fourrage aux génisses.
Il en va de même de l’artisan et du maître d’œuvre, qui sont occupés de jour comme de nuit ; de ceux qui gravent la pierre d’un anneau à cacheter et qui s’appliquent à en varier les motifs ; ils ont à cœur de reproduire le modèle et passent des nuits pour achever leur ouvrage.
Il en va de même du forgeron, toujours à son enclume ; il fixe son attention sur le fer qu’il travaille ; le souffle du feu fait fondre ses chairs, il se démène dans la chaleur du fourneau, le bruit du marteau lui casse les oreilles, ses yeux sont rivés sur le modèle de l’objet ; il met son cœur à parfaire son œuvre et passe des nuits à la rendre belle jusqu’à la perfection.
Il en va de même du potier, toujours à son ouvrage ; il actionne le tour avec ses pieds, il est en perpétuel souci de son travail et tous ses gestes sont comptés : de ses mains il façonne l’argile, il la malaxe avec ses pieds, il met son cœur à parfaire le vernis, il passe des nuits à nettoyer le four.
Tous ces gens-là ont mis leur confiance dans leurs mains, et chacun possède la sagesse de son métier. Sans eux on ne bâtirait pas de ville, on n’y habiterait pas, on n’y circulerait pas. Mais lors des délibérations publiques on ne va pas les chercher, dans l’assemblée ils n’accèdent pas aux places d’honneur, ils ne siègent pas comme juges, ils ne comprennent pas les dispositions du droit. Ils n’exposent brillamment ni l’enseignement ni le droit, on ne les trouve pas méditant des paraboles.
Mais ils consolident la création originelle, et leur prière se rapporte aux travaux de leur métier.
Il en va de même de l’artisan et du maître d’œuvre, qui sont occupés de jour comme de nuit ; de ceux qui gravent la pierre d’un anneau à cacheter et qui s’appliquent à en varier les motifs ; ils ont à cœur de reproduire le modèle et passent des nuits pour achever leur ouvrage.
Il en va de même du forgeron, toujours à son enclume ; il fixe son attention sur le fer qu’il travaille ; le souffle du feu fait fondre ses chairs, il se démène dans la chaleur du fourneau, le bruit du marteau lui casse les oreilles, ses yeux sont rivés sur le modèle de l’objet ; il met son cœur à parfaire son œuvre et passe des nuits à la rendre belle jusqu’à la perfection.
Il en va de même du potier, toujours à son ouvrage ; il actionne le tour avec ses pieds, il est en perpétuel souci de son travail et tous ses gestes sont comptés : de ses mains il façonne l’argile, il la malaxe avec ses pieds, il met son cœur à parfaire le vernis, il passe des nuits à nettoyer le four.
Tous ces gens-là ont mis leur confiance dans leurs mains, et chacun possède la sagesse de son métier. Sans eux on ne bâtirait pas de ville, on n’y habiterait pas, on n’y circulerait pas. Mais lors des délibérations publiques on ne va pas les chercher, dans l’assemblée ils n’accèdent pas aux places d’honneur, ils ne siègent pas comme juges, ils ne comprennent pas les dispositions du droit. Ils n’exposent brillamment ni l’enseignement ni le droit, on ne les trouve pas méditant des paraboles.
Mais ils consolident la création originelle, et leur prière se rapporte aux travaux de leur métier.
(Siracide 38,24-34 – La Bible – AELF)

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