11 janvier
On
prendra soin des malades avant tout et par-dessus tout.
(Règle de Saint Benoît 36,1)
(Règle de Saint Benoît 36,1)
La
Règle de Saint Benoît…
RB 2,11-15 (Les qualités que doit avoir
l'abbé)
¹¹Celui qui accepte le nom d'abbé doit donc gouverner ses disciples par
un double enseignement, ¹²c'est-à-dire leur montrer tout ce qui est bon et
saint par des actes plus encore que par des paroles. Aux disciples réceptifs,
il enseignera par ses paroles les commandements du Seigneur; aux cœurs durs et
aux simples, il les fera voir par son exemple. ¹³C'est aussi par ses actes
qu'il apprendra à ses disciples à éviter ce qu'il leur aura dénoncé comme
contraire à la loi divine, de peur qu'après avoir prêché aux autres, il ne soit
lui-même réprouvé ¹⁴et que Dieu ne lui dise un jour à cause de ses péchés:
« Pourquoi proclames-tu mes lois et déclares-tu mon alliance par ta
bouche, alors que tu hais la discipline et que tu as rejeté mes paroles? » ¹⁵et encore: « Toi qui voyais un fétu dans l'œil de ton frère, tu n'as
pas vu la poutre dans le tien. »
…
pour chaque jour
Il y a les voyants, ceux dont le regard éclaire l’invisible par leur
bonté. Il y a les voyeurs, ceux qui guettent les multiples travers de leurs
semblables et se complaisent à les révéler aux autres.
Il y a ceux qui tâtonnent pour avancer, la vue basse, mais dont le cœur sait reconnaître la justesse du ton, la bonté cachée derrière une rudesse pudique, le feu sous la cendre. Il y a les justiciers qui revendiquent la transparence, l’exactitude, et le pouvoir que donne la vue.
Il y a ceux qui accusent, les donneurs de leçons, les esprits faux, qui s’effondreraient, si on leur donnait ne serait-ce qu’une paille à porter. Il y a ceux qui préfèrent l’ombre à la lumière, pour se cacher car ils croulent sous la honte, et leur poutre est trop lourde à porter.
Nous sommes de tous les camps bien sûr, et c’est en nous que passe le fer de la parole évangélique. Car toi seul, Seigneur, voit clair en nous. « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Lc 18, 35-43) demandes-tu à l’aveugle, comme si cela n’allait pas de soi. « Seigneur, fais que je voie ! ». Ne crains pas de mettre de la boue sur mes yeux, de la nuit sur ma nuit, pour déchirer le voile qui enferme mon cœur.
Fais que je voie comme toi tu vois. Fais que je pleure pour voir plus clair. Fais que mon cœur saigne quand l’autre souffre silencieusement du dedans. Fais que je voie ton temple dans le corps de mon frère. Fais que je voie frémir le ciel entier devant un homme à terre. Fais que je regarde sans honte ni trouble au visage la croix où tu t’offres. Fais que je voie le tombeau vide.
Il y a ceux qui tâtonnent pour avancer, la vue basse, mais dont le cœur sait reconnaître la justesse du ton, la bonté cachée derrière une rudesse pudique, le feu sous la cendre. Il y a les justiciers qui revendiquent la transparence, l’exactitude, et le pouvoir que donne la vue.
Il y a ceux qui accusent, les donneurs de leçons, les esprits faux, qui s’effondreraient, si on leur donnait ne serait-ce qu’une paille à porter. Il y a ceux qui préfèrent l’ombre à la lumière, pour se cacher car ils croulent sous la honte, et leur poutre est trop lourde à porter.
Nous sommes de tous les camps bien sûr, et c’est en nous que passe le fer de la parole évangélique. Car toi seul, Seigneur, voit clair en nous. « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Lc 18, 35-43) demandes-tu à l’aveugle, comme si cela n’allait pas de soi. « Seigneur, fais que je voie ! ». Ne crains pas de mettre de la boue sur mes yeux, de la nuit sur ma nuit, pour déchirer le voile qui enferme mon cœur.
Fais que je voie comme toi tu vois. Fais que je pleure pour voir plus clair. Fais que mon cœur saigne quand l’autre souffre silencieusement du dedans. Fais que je voie ton temple dans le corps de mon frère. Fais que je voie frémir le ciel entier devant un homme à terre. Fais que je regarde sans honte ni trouble au visage la croix où tu t’offres. Fais que je voie le tombeau vide.
(Sœur ANNE LÉCU op [1967 - …], Extrait de :
Signes dans la Bible)

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