14 janvier
On ne préférera donc rien à
l’Œuvre de Dieu.
(Règle de Saint Benoît 43,3)
(Règle de Saint Benoît 43,3)
La
Règle de Saint Benoît…
RB 2,30-32 (Les qualités que doit avoir l'abbé)
³⁰L'abbé doit toujours se rappeler ce qu'il est, se rappeler le titre
qu'il porte; savoir qu'il est exigé davantage à qui a été confié davantage. ³¹Qu'il considère combien difficile et laborieuse est la charge qu'il a reçue de
conduire les âmes et de s'accommoder aux caractères d'un grand nombre. Tel a
besoin d'être conduit par les caresses, tel autre par les remontrances, tel
encore par la persuasion. ³²L'abbé doit donc se conformer et s'adapter aux
dispositions et à l'intelligence de chacun, en sorte qu'il puisse, non
seulement préserver de tout dommage le troupeau qui lui est confié, mais encore
se réjouir de l'accroissement de ce bon troupeau.
…
pour chaque jour
Notre gloire, c'est le témoignage de notre conscience. Il y a des hommes qui jugent témérairement, qui critiquent, qui
grognent, qui récriminent, qui s'évertuent à jeter le soupçon sur ce qu'ils ne
voient pas, et aussi à ébranler ce qui n'inspire aucun soupçon : contre ces
gens-là, que nous reste-t-il, sinon le témoignage de notre conscience ? Mes
frères, même quand nous voulons plaire, nous ne cherchons pas notre gloire et
nous ne devons pas la chercher ; nous devons chercher le salut de ceux qui ne
s'égareront pas en nous suivant, si nous marchons droit. Ils doivent nous
imiter, si nous imitons le Christ ; et si nous n'imitons pas le Christ, ils
doivent pourtant l'imiter, lui. Car c'est lui qui conduit son troupeau, et il
est le seul avec tous ceux qui le conduisent bien, parce que tous sont en lui.
Ce n'est pas notre avantage que nous cherchons, quand nous voulons
plaire aux hommes ; ce que nous voulons, c'est trouver notre joie dans les
hommes, c'est-à-dire que nous nous réjouissons de les voir aimer ce qui est
bien, et cela pour leur avantage, non pour notre prestige. C'est contre ceux
qui le recherchent que l'Apôtre a dit : Si je cherchais à plaire aux
hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. Et c'est évidemment pour eux
qu'il a dit : Cherchez à plaire à tous en toutes choses, comme moi-même
je plais à tous en toutes choses. Ces paroles sont toutes deux parfaitement
claires, toutes deux tranquilles, toutes deux pures, toutes deux sans trouble.
Quant à toi, contente-toi de brouter et de boire : ne piétine pas le pâturage,
ne trouble pas la source.
Car vous avez bien entendu le maître des Apôtres, le Seigneur Jésus Christ lui-même : Que vos actions brillent devant les hommes, afin qu'en voyant ce que vous faites de bien, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux, c'est-à-dire qui vous a faits ce que vous êtes. Car nous sommes le peuple de son pâturage, les brebis guidées par sa main. Il faut donc louer celui qui t'a rendu bon, si tu es bon ; ce n'est pas toi qu'il faut louer, car, par toi-même, tu ne pouvais être que mauvais. Pourquoi veux-tu retourner la vérité en voulant te louer toi-même quand tu fais quelque chose de bon, alors que, si tu fais quelque chose de mauvais, c'est au Seigneur que tu veux le reprocher ? Car celui qui a dit : Que vos actions brillent devant les hommes, est celui qui a dit, dans le même discours : N'accomplissez pas votre justice devant les hommes. De même que les deux conseils de l'Apôtre te semblaient opposés, de même ces deux paroles de l'Évangile. Si tu ne troubles pas l'eau de ton cœur, tu reconnaîtras ici la paix des Écritures, et toi aussi tu y trouveras la paix.
Veillons donc, mes frères, non seulement à bien vivre, mais aussi à bien nous comporter devant les hommes ; veillons non seulement à avoir bonne conscience, mais, autant que c'est possible à notre faiblesse, autant que nous pouvons surveiller notre fragilité, veillons encore à ne rien faire qui inspire un mauvais soupçon à notre frère le plus faible. En broutant une herbe pure et en buvant une eau pure, ne risquons pas de piétiner le pâturage de Dieu, si bien que les brebis les plus faibles auraient à brouter un pâturage piétiné et à boire une eau troublée.
Car vous avez bien entendu le maître des Apôtres, le Seigneur Jésus Christ lui-même : Que vos actions brillent devant les hommes, afin qu'en voyant ce que vous faites de bien, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux, c'est-à-dire qui vous a faits ce que vous êtes. Car nous sommes le peuple de son pâturage, les brebis guidées par sa main. Il faut donc louer celui qui t'a rendu bon, si tu es bon ; ce n'est pas toi qu'il faut louer, car, par toi-même, tu ne pouvais être que mauvais. Pourquoi veux-tu retourner la vérité en voulant te louer toi-même quand tu fais quelque chose de bon, alors que, si tu fais quelque chose de mauvais, c'est au Seigneur que tu veux le reprocher ? Car celui qui a dit : Que vos actions brillent devant les hommes, est celui qui a dit, dans le même discours : N'accomplissez pas votre justice devant les hommes. De même que les deux conseils de l'Apôtre te semblaient opposés, de même ces deux paroles de l'Évangile. Si tu ne troubles pas l'eau de ton cœur, tu reconnaîtras ici la paix des Écritures, et toi aussi tu y trouveras la paix.
Veillons donc, mes frères, non seulement à bien vivre, mais aussi à bien nous comporter devant les hommes ; veillons non seulement à avoir bonne conscience, mais, autant que c'est possible à notre faiblesse, autant que nous pouvons surveiller notre fragilité, veillons encore à ne rien faire qui inspire un mauvais soupçon à notre frère le plus faible. En broutant une herbe pure et en buvant une eau pure, ne risquons pas de piétiner le pâturage de Dieu, si bien que les brebis les plus faibles auraient à brouter un pâturage piétiné et à boire une eau troublée.
(SAINT AUGUSTIN D’HIPPONE [°354 – 〸430], Sermon
sur les brebis)

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