16 février
Montrer
tout ce qui est bon et saint
par des actes plus encore que par des paroles.
(Règle de Saint Benoît 2,12)
par des actes plus encore que par des paroles.
(Règle de Saint Benoît 2,12)
La
Règle de Saint Benoît…
RB 13,12-14 (Comment célébrer les laudes aux jours ordinaires)
¹²Il est entendu que les offices des Laudes et des Vêpres ne devront
jamais se conclure sans que le supérieur dise, en dernier lieu, en entier, au
milieu de l'attention générale, l'oraison dominicale, à cause des épines de
querelles qui ont accoutumé de se produire. ¹³Ainsi, les frères, engagés par
la promesse qu'ils font en cette oraison: « Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons », se purifieront de ces sortes de fautes. ¹⁴Mais
aux autres Heures, il suffira de dire tout haut la dernière partie de cette
oraison, en sorte que tous répondent: « Mais délivre-nous du mal. »
…
pour chaque jour
À l'ordre de prier pour obtenir le pardon de nos péchés, le Seigneur a
ajouté une loi qui nous impose un engagement précis : nous demandons que nos
dettes soient remises, selon que nous-mêmes remettons à nos débiteurs, Nous
devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de
nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers
nous. C'est pourquoi le Christ dit ailleurs : C'est la mesure dont vous
vous servez qui servira de mesure pour vous. Et le serviteur qui, après
avoir été libéré de toute sa dette, ne voulut pas à son tour remettre celle de
son compagnon de service, est jeté en prison. Parce qu'il n'avait pas voulu
faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait
grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes,
lorsqu'il décrète avec la plus grande sévérité : Quand vous êtes debout
en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que
votre Père qui est au cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez
pas, votre Père qui est au cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
Tu n'auras aucune excuse le jour du jugement, car tu seras jugé selon ta
sentence, et ce que tu auras fait à autrui, tu le subiras toi-même.
En effet, Dieu a ordonné que les hommes soient pacifiques et en bon accord, qu'ils vivent unanimes dans sa maison. Il veut que nous persévérions, une fois régénérés, dans la condition où nous a mis la seconde naissance ; il veut, puisque nous sommes enfants de Dieu, que nous demeurions dans la paix de Dieu et, puisque nous avons reçu un même esprit, que nous vivions dans l'unité du cœur et des pensées. C'est ainsi encore que Dieu ne reçoit pas le sacrifice de l'homme qui vit dans la dissension. Il ordonne que l'on s'éloigne de l'autel pour se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu puisse agréer des prières présentées dans la paix. Le plus grand sacrifice que l'on puisse offrir à Dieu, c'est notre paix, c'est la concorde fraternelle, c'est le peuple rassemblé par cette unité qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Lorsque Abel et Caïn, les premiers, offrirent des sacrifices, ce n'est pas leurs présents que Dieu regardait, mais leurs cœurs. Celui dont le présent lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres, quand ils offrent leur présent à l'autel, à y venir avec crainte de Dieu, avec un cœur loyal, en observant la justice, en vivant dans la concorde et dans la paix. Il convenait donc, puisqu'il offrait le sacrifice dans ces dispositions, qu'il devint ensuite un sacrifice offert à Dieu. Il apparut ainsi comme le premier martyr et il a préfiguré, par la victoire de son sang, la passion du Seigneur, lui qui possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.
Quant à l'homme de discorde et de dissension, celui qui ne veut pas être en paix avec son frère selon l'attestation de l'Apôtre et de l'Ecriture, même s'il était mis à mort pour le nom chrétien, il ne pourrait échapper à l'accusation de s'être séparé de ses frères. Car il est écrit : Tout homme qui a de la haine contre son frère est un meurtrier. Or, un meurtrier n'entre pas au Royaume des cieux, ne vit pas avec Dieu. Il ne peut pas être avec le Christ, celui qui a préféré l'imitation de Judas à celle du Christ.
En effet, Dieu a ordonné que les hommes soient pacifiques et en bon accord, qu'ils vivent unanimes dans sa maison. Il veut que nous persévérions, une fois régénérés, dans la condition où nous a mis la seconde naissance ; il veut, puisque nous sommes enfants de Dieu, que nous demeurions dans la paix de Dieu et, puisque nous avons reçu un même esprit, que nous vivions dans l'unité du cœur et des pensées. C'est ainsi encore que Dieu ne reçoit pas le sacrifice de l'homme qui vit dans la dissension. Il ordonne que l'on s'éloigne de l'autel pour se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu puisse agréer des prières présentées dans la paix. Le plus grand sacrifice que l'on puisse offrir à Dieu, c'est notre paix, c'est la concorde fraternelle, c'est le peuple rassemblé par cette unité qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Lorsque Abel et Caïn, les premiers, offrirent des sacrifices, ce n'est pas leurs présents que Dieu regardait, mais leurs cœurs. Celui dont le présent lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres, quand ils offrent leur présent à l'autel, à y venir avec crainte de Dieu, avec un cœur loyal, en observant la justice, en vivant dans la concorde et dans la paix. Il convenait donc, puisqu'il offrait le sacrifice dans ces dispositions, qu'il devint ensuite un sacrifice offert à Dieu. Il apparut ainsi comme le premier martyr et il a préfiguré, par la victoire de son sang, la passion du Seigneur, lui qui possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.
Quant à l'homme de discorde et de dissension, celui qui ne veut pas être en paix avec son frère selon l'attestation de l'Apôtre et de l'Ecriture, même s'il était mis à mort pour le nom chrétien, il ne pourrait échapper à l'accusation de s'être séparé de ses frères. Car il est écrit : Tout homme qui a de la haine contre son frère est un meurtrier. Or, un meurtrier n'entre pas au Royaume des cieux, ne vit pas avec Dieu. Il ne peut pas être avec le Christ, celui qui a préféré l'imitation de Judas à celle du Christ.
(SAINT
CYPRIEN DE CARTHAGE [°v.200 – 〸258], Commentaire sur la Prière du
Seigneur)
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