16 mai
Ne
rien préférer à l’amour du Christ.
(Règle de Saint Benoît 4,21)
(Règle de Saint Benoît 4,21)
La
Règle de Saint Benoît…
RB 2,33-40 (Les qualités que doit avoir
l'abbé)
³³Avant tout qu'il se garde de négliger ou de compter pour peu le salut
des âmes qui lui sont confiées, sans donner plus de soin aux choses passagères,
terrestres et caduques. ³⁴Qu'il pense sans cesse que ce sont des âmes qu'il a
reçues à conduire et qu'il devra en rendre compte. ³⁵Et, de peur qu'il ne se
préoccupe à l'excès de la modicité des ressources du monastère, il se
rappellera qu'il est écrit: « Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa
justice: le reste vous sera donné par surcroît »; ³⁶et encore:
« Rien ne manque à ceux qui le craignent. » ³⁷Qu'il sache donc bien
que ce sont des âmes qu'il a reçues à conduire; qu'il soit prêt à en rendre
compte. ³⁸Quel que soit le nombre des frères placés sous sa garde, qu'il sache
avec certitude qu'au jour du jugement il devra rendre compte au Seigneur de
toutes ces âmes, et de plus, sans nul doute, de la sienne propre. ³⁹Vivant
ainsi dans la crainte constante de cet examen qui attend le pasteur au sujet de
ses brebis, c'est le souci même des comptes dus pour autrui qui le rendra
attentif sur lui-même, ⁴⁰et, en corrigeant les autres par ses avis, il se
corrigera de ses propres défauts.
…
pour chaque jour
« Celui qui fera et qui enseignera sera grand » (Mt
5,19). Les hommes ne doivent pas procurer seulement leur utilité particulière,
mais encore celle des autres. La récompense ne
sera pas égale pour celui qui ne pense qu’à lui-même, et pour celui qui en se
sauvant, sauve les autres avec lui. Comme
celui qui prêche et ne fait pas ce qu’il dit, se condamne lui-même selon saint
Paul : « Vous qui instruisez les autres, vous ne vous instruisez pas
vous-même » (Rom 2,21) ; ainsi celui qui fait le bien et
n’enseigne pas aux autres à le faire, perd beaucoup de sa récompense. Il faut
donc travailler à l’un et à l’autre, et après s’être appliqué à se corriger
soi-même, il faut étendre ensuite sa vigilance et sa charité sur ses frères.
C’est pourquoi Jésus-Christ dit qu’il faut faire, et puis enseigner. Il met la pratique avant l’instruction, pour montrer qu’on ne peut enseigner utilement sans avoir auparavant pratiqué ce qu’on enseigne ; qu’autrement on nous dira : « Médecin, guérissez-vous vous-même » (Lc 4,23). Celui qui, ne pouvant se régler lui-même, se mêle d’instruire les autres, s’expose à être moqué de ceux qui l’écoutent, et toutes ses instructions seront sans fruit, parce qu’il détruira par ses actions ce qu’il établira par ses paroles. « Mais celui qui fera et qui enseignera sera grand dans le royaume des cieux » (Mt 5,19).
C’est pourquoi Jésus-Christ dit qu’il faut faire, et puis enseigner. Il met la pratique avant l’instruction, pour montrer qu’on ne peut enseigner utilement sans avoir auparavant pratiqué ce qu’on enseigne ; qu’autrement on nous dira : « Médecin, guérissez-vous vous-même » (Lc 4,23). Celui qui, ne pouvant se régler lui-même, se mêle d’instruire les autres, s’expose à être moqué de ceux qui l’écoutent, et toutes ses instructions seront sans fruit, parce qu’il détruira par ses actions ce qu’il établira par ses paroles. « Mais celui qui fera et qui enseignera sera grand dans le royaume des cieux » (Mt 5,19).
(SAINT JEAN CHRYSOSTOME [°v.349 – 〸407], Homélie XVI, 4,
dans : Œuvres complètes, trad. M. Jeannin, Éd. Bar-le-Duc, L.
Guérin & Cie, 1856)

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