30 août
… Attendre
la sainte Pâque avec la joie du désir spirituel.
(Règle de Saint Benoît 49,7)
(Règle de Saint Benoît 49,7)
La
Règle de Saint Benoît…
RB 72,1-12 (Le bon zèle que doivent avoir les moines)
¹Il est un mauvais zèle, un zèle amer, qui sépare de Dieu et mène à
l'enfer. ²De même, il est un bon zèle qui sépare des vices et mène à Dieu et à
la vie éternelle. ³C'est ce zèle que les moines pratiqueront avec un très
ardent amour : ⁴ils s'honoreront mutuellement avec prévenance; ⁵ils
supporteront avec une très grande patience les infirmités d'autrui, tant
physiques que morales ; ⁶ils s'obéiront à l'envi ; ⁷nul ne recherchera ce
qu'il juge utile pour soi, mais bien plutôt ce qui l'est pour autrui ; ⁸ils
s'accorderont une chaste charité fraternelle ; ⁹ils craindront Dieu avec amour
; ¹⁰ils aimeront leur abbé avec une charité sincère et humble ; ¹¹ils ne
préfèreront absolument rien au Christ ; ¹²qu'Il nous amène tous ensemble à la
vie éternelle !
…
pour chaque jour
Il est écrit : « Tous, tant que nous sommes, nous formons un
seul corps et nous sommes membres les uns des autres » (Rm 12,5)
car le Christ nous rassemble dans l’unité par les liens de l’amour : « C’est lui qui, des deux, a fait un
seul peuple ; il a fait tomber le mur qui les séparait, la haine, en
supprimant les prescriptions juridiques de la Loi » (Ep 2,14). Il
faut donc que nous ayons les mêmes sentiments réciproques ; « si un
membre souffre, que tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre
est à l’honneur, que tous partagent sa joie » (I Co 12,26). C’est
pourquoi, dit encore saint Paul, « accueillez-vous les uns les autres
comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu » (Rm
15,7). Accueillons-nous les uns les autres, si nous voulons avoir les mêmes
sentiments. « Portons les fardeaux les uns
des autres ; rassemblés dans la paix, gardons l’unité dans un même Esprit ».
(Ep 4,2-3) C’est ainsi que Dieu nous a accueillis dans le Christ. Car
celui-ci a dit vrai : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils
pour nous » (Jn 3,16). En effet, le Fils a été donné en rançon de notre
vie à tous, nous avons été affranchis de la mort, rachetés de la mort et du
péché.
(SAINT
CYRILLE D’ALEXANDRIE [°v.376 – 〸444], Commentaire sur la lettre aux
Romains, 15,7, trad. bréviaire 5ième samedi de Pâques)
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